Sun Tzu l’Africain ?

Exceptionnellement, nous ne commenterons point les deux ouvrages qui suivent: Le premier, L’art de la guerre, parce que le jeune disciple africain, tout en s’y retrouvant, n’est pas encore en situation de donner un avis suffisant sur cette bible de la stratégie ancienne et contemporaine. La profonde méditation de ces écrits nous oblige -au plus- à vous le conseiller vivement.
Le second, Comprendre et appliquer Sun Tzu, parce qu’il est déjà le commentaire prudent, l’heureuse tentative d’exégèse d’un “ainé de la stratégie chinoise” sur les écrits de notre Grand-Maître commun.

L’art de la Guerre, 255 pages, Champs Flammarion 2006, traduit de l’anglais par Francis Wang.

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-Extrait de l’avant-propos de Liddell Hart-
“Les essais de Sun Tzu sur l’art de la Guerre constituent le plus ancien des traités connus sur le sujet, mais ils n’ont jamais été surpassés quant à l’étendue et à la profondeur du jugement. Ils pourraient à juste titre être désignés comme la quintessence de la sagesse sur la conduite de la guerre. Parmi tous les théoriciens militaires du passé, Clausewitz est le seul qui lui soit comparable. Encore a-t-il vieilli davantage et est-il en partie périmé, bien qu’il ait écrit plus de 2000 ans après lui. Sun Tzu possède une vision plus claire, une pénétration plus grande et une fraîcheur éternelle.”

-Extraits de la préface de Samuel Griffith-
” Ce n’est pas seulement en tant que curiosité antique que la série des essais de Sun Tzu mérite de notre part un intérêt attentif. L’art de la guerre est beaucoup plus que cela. C’est un ouvrage empreint de sagesse et exhaustif, se distinguant par des qualités de lucidité et d’imagination qui lui assurent depuis des siècles une place de premier plan dans l’ensemble des ouvrages de référence de la littérature militaire chinoise (…)

“Sun Tzu était convaincu qu’une planification minutieuse fondée sur une information exacte concernant l’ennemi contribuerait à une solution militaire rapide (…)
” Avant les hostilités, des agents secrets détachaient de l’ennemi ses alliés et menaient un certain nombre d’activités clandestines de subversion… pendant ce temps, des espions dont l’action s’exerçait à tous les échelons appréciaient la situation de l’ennemi. Leurs rapports secrets servaient de plan de base à des plans ‘victorieux’.”

Sun Tzu a dit: “Notre invincibilité dépend de nous, la vulnérabilité de l’ennemi, de lui.”

Comprendre et appliquer Sun Tzu, 166 pages, Pierre Fayard, Polia Editions, 2004

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Extrait:
“Il est possible de rapprocher l’esprit de ce stratagème (celui de Sun Tzu ci-dessus cité) de la philosophie de l’Awélé, jeu emblématique du continent africain, où il n’est pas recommandé de s’emparer de l’initiative d’emblée pour conduire la partie. L’accumulation d’un potentiel de graines, initialement en partage, a pour effet de restreindre la part de l’autre, dont la marge de manœuvre s’amenuise jusqu’à ce qu’il soit acculé à subir les décisions du même.

One Response to “Sun Tzu l’Africain ?”

  1. La 2e édition du livre, augmentée de 6 nouveaux stratagèmes commentés et d’un tableau synoptique sur 25 stratagèmes chinois est disponible depuis octobre 2007.

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