Surliquidité bancaire & menace économique en zone CEMAC

Le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) s’est tenu le 20 mars 2008 à Yaoundé au Cameroun et a permis d’éclairer plusieurs points importants relatifs à la croissance économique en zone CEMAC.

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Le gouverneur de la Beac, Philibert Andzembe, a ainsi confié que ” l’excédent des liquidités vis-à-vis des banques commerciales [ ] peut générer un élément de risque par rapport à la stabilité de la monnaie “. Il par ailleurs affirmé qu’en 2007, la totalité des réserves en devises de la banque centrale était évaluée à plus de 4.000 milliards Fcfa en compte d’opération et en placement. Le Comité de politique monétaire (Cpm) a examiné la situation économique des pays d’Afrique centrale sans omettre le contexte international marqué par le ralentissement de la croissance de l’activité économique mondiale né de la crise financière aux États-unis et par la dépréciation du dollar.

Quant à l’Afrique centrale, ” la situation macro-économique de la Cemac [Communauté économique des États de l'Afrique centrale, Ndlr] devrait se poursuivre, avec un renforcement de la croissance économique estimée à 6,2% contre 4,1% en 2007, une amélioration de l’excédent budgétaire et une évolution favorable des comptes extérieurs, avec un taux de couverture extérieure de la monnaie à près de 100% “, lit-on dans le communiqué final du Comité de politique monétaire. Le Cpm a aussi noté ” la résurgence des tensions inflationnistes en 2008, alimentées par une nouvelle poussée des prix du pétrole, le renchérissement des biens alimentaires importés, l’impact des hausses des salaires et l’expansion continue de la liquidité des banques “.

Le Cpm entend poursuivre sa politique de reprise de la liquidité du système bancaire. Il veut maintenir inchangés les principaux taux d’intervention de la Beac ; augmenter les coefficients des réserves obligatoires applicables aux établissements de crédit des pays à forte liquidité. Le Cpm a également adopté les objectifs monétaires et de crédit des six États de la Cemac pour les deuxième et troisième trimestres de l’année 2008, compatibles avec les différents cadrages macro-économiques des pays.

Le marché boursier de la Cemac est embryonnaire

Philibert Andzembe, le gouverneur de la Beac, sait que les deux bourses des valeurs de Douala et de Libreville ont une distance à caractère politique. Malgré cela, il affirme que la banque centrale met tout en œuvre pour harmoniser le fonctionnement de ces deux bourses des valeurs. ” Entre les deux, nous sommes en train de faire qu’il y ait une fusion des systèmes d’information en terme de supervision C’est le rôle que va jouer la banque centrale pour les fusionner sur le plan technique, même si elles sont séparées sur le plan politique “, a-t-il déclaré lors de la conférence de presse sanctionnant les travaux du Comité de politique monétaire (Cpm) qui s’est tenu à Yaoundé jeudi 20 mars dernier. Le patron de l’institution financière reconnaît que ces deux marchés financiers ” sont encore à l’état embryonnaire dans la mesure où les produits de ces marchés financiers ne sont pas encore bien déterminés, bien développés “. Malgré cela, il espère que ” les États qui vont émettre les titres sur le marché, les émettront à travers la bourse des valeurs de Libreville et celle de Douala “, sans oublier les émissions de titres des entreprises du secteur privé. Selon lui, le marché boursier pourrait prendre son envol en 2009, au terme des réformes structurelles que la BEAC a engagées. Christian Lang – Sources: le Messager- Douala, Cameroun

One Response to “Surliquidité bancaire & menace économique en zone CEMAC”

  1. salut . pour etre assez bref, nous sommes sans ignorer que l’Afrique centrale est actuellement sans politique monetaire à cause de la surliquidité de nos banque. Et pour cela il faudrait d’abord penser à rendre ces dernieres à un point neutre afin d’espérer élever la croissance economique qui pour moi en 2008 serait de 4% contre 2.9% en 2007 . ET parlant des reserves en dévises de la BEAC c’est triste de savoir que nous sommes à ce montant ce qui implique directemet que l’investissement dans notre zone est réduit et il faut donc combattre celà .
    parlant des deux bourses , je ne pense pas que l’harmonie serait de ci-tot car nous sommes sans ignorer qu’entre les deux Etats il y’a d’ abord un problème de leadership dans la sous-région dès la base, ce qui voudrait dire que le problème est plus complexe qu’on le pense. Donc à ces dirigeants de voir dans quelle mesure supprimer une et travailler d’abord aves l’autre du moment ou les deux ont même d’abord des difficultés à fonctionner.
    Je vous remercie vivement.

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