L’article qui suit se situe dans la droite ligne de la « Stratégie de contre-pollution: ce qui attend les entreprises en Afrique centrale » édité sur ce site le 05 avril 2008.

«Parmi les multiples ravages commis en Afrique par les multinationales étrangères, le torchage du gaz au Nigeria est peut être une des plus désastreuses. Il est pratiqué dans le delta du fleuve Niger par cinq grandes compagnies occidentales privées qui contrôlent la quasi-totalité de la production d’hydrocarbures nigerianes (Exxon, Shell, Total, Chevron et Eni), en association avec la compagnie nationale Nigeriane à hauteur de 55 à 60 % pour les principaux gisements. » Cette analyse s’appuie sur les investigations de l’association française Les Amis de la Terre portant sur les activités de Total dans le pays. Lire l’article in Icicemac.com.
En rappel, «Le rapport Total, la mise en examen a été publié le 16 mai 2008 [...] Ses conclusions sont accablantes: dans les domaines du climat et des énergies renouvelables, de la préservation de l’environnement, des droits humains, de la corruption, de la transparence ou de la communication, les performances de Total sont loin des meilleures pratiques, voire extrêmement mauvaises dans certains cas. Alors que le groupe communique beaucoup dans les media pour tenter d’améliorer son image déplorable aux yeux du grand public et de la société civile, la réalité est donc toute autre : en 2008, à l’heure de l’urgence climatique, de l’épuisement des réserves de pétrole et des grands défis sociaux et environnementaux du 21ème siècle, Total reste un groupe pétrolier archaïque et opaque. » d’après Gwenael Wasse, chargé de campagne Responsabilité des entreprises chez Les Amis de la Terre.
Consulter le rapport “Total, la mise en examen”./.