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Afrique – Les entreprises minières dans le collimateur du Saint-Siège

In Guerre économique, Géostratégie, Géoéconomie, Intelligence compétitive, Intelligence stratégique, Intelligence économique on 29 octobre 2009 at 6:01

AfriCommodities, partenaire stratégique de GwethMarshall Consulting, a été longuement cité sur la question de l’exploitation minière lors de la 2ème Assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques qui s’est tenue du 4 au 25 octobre à Rome.  Se référant aux travaux du numéro 1 d’AfriCommodities, voici ce qu’écrit Eucharistiemisericor* le 27 octobre 2009:

“Selon David Beylard, savant congolais qui a publié une enquête sur “Les Afriques” (revue économique panafricaine), le montant total des richesses africaines serait de l’ordre de 46 200 milliards de dollars. “La valeur financière des gisements africains de matières premières, jusque-là découvertes, est de 46 200 milliards de dollars ! Pourquoi l’Afrique ne réussit-elle pas à valoriser une semblable richesse qui équivaut à 13 fois le rendement annuel de la Chine ? Un patrimoine largement suffisant pour transformer le continent en une des premières puissances mondiales”, écrit Beylard. Avec 12% de cette somme, l’Afrique pourrait financer la construction d’infrastructures au niveau européen. Une des causes du manque de développement de l’Afrique est le modèle économique fondé sur des finances spéculatives.

“En effet selon le savant, “Des sociétés minières sans moyens conséquents, parfois sans personnel, ni bureaux, appartenant à des actionnaires anonymes, immatriculées dans des paradis fiscaux, parviennent, avec force promesses et mises en scène, à convaincre des gouvernements africains de leur confier des concessions minières gigantesques. Une fois le contrat en poche, ces sociétés se précipitent sur des bourses peu regardantes, généralement canadiennes, pour valoriser leurs titres africains et empocher de coquettes plus values avant même qu’un seul gramme de minerai ne soit extrait de la concession qui leur a été confiée”.

“En pratique, on crée sur la carte une richesse garantie par les ressources africaines, sans que celles-ci soient réellement exploitées et, surtout, sans qu’elles apportent de réels bénéfices aux africains. Une situation scandaleuse si l’on pense que le système financier international continue d’exiger le paiement des intérêts sur les dettes contractées par les pays africains ? “Pourquoi accorde-t-on si peu de crédit à l’Afrique, qui dispose d’un patrimoine de ressources naturelles gigantesque, capable d’assurer sa solvabilité bien au-delà de ses besoins ? Alors que le système financier international accepte d’investir sur des sociétés occidentales anonymes, opaques, vides de compétences et de capitaux, sur le seul crédit d’un contrat africain ?” demande Beylard.”

Le Saint-Siège recommande de mettre l’exploitation minière en Afrique sous surveillance, un chantier capital pour les professionnels africains de l’intelligence économique parce que vital pour la survie et le développement du continent.

* Propositions de la IIe Assemblée Spéciale pour l’Afrique du Synode des Évêques

Guy Gweth

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