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Archive for the ‘Interview’ Category

“L’intelligence économique au service de l’Afrique”

In Guerre économique, Intelligence stratégique, Intelligence territoriale, Intelligence économique, Interview, Leadership, Management de l'information, Veille stratégique on 15 octobre 2009 at 8:07

L*A*G_G

A lire dès le jeudi 15 octobre 2009 dans l’hebdomadaire Les Afriques n° 93, l’interview de Guy Gweth, réalisée par Dominique Flaux, directeur de publication du journal de la finance africaine.

Extraits :

«  Les Afriques : Quels sont les secteurs d’activité en Afrique qui nécessitent le plus d’intelligence économique et de veille concurrentielle ?

« Guy Gweth : En Afrique, nous avons recensé sept grands secteurs qui nécessitent de vraies stratégies d’intelligence économique soutenues par les États comme on le voit au Japon avec le ministère l’économie, du commerce extérieur et de l’industrie. Pour nous, ce sont les sept urgences de l’intelligence économique en Afrique: l’agroalimentaire, les assurances, les banques, le BTP, les Télécoms, les NTIC, les transports aériens. Les démarches initiées dans ce sens par SMBG Bank au Maroc, Kenya Airways, Orascom en Egypte, MTN et Vodacom en Afrique du Sud, sont les cinq grands exemples que nous suivons depuis 2007 sur le continent [...] »

Les Afriques n° 93, semaine du 15 au 21 octobre, est disponible en  Afrique CFA 1500 FCFA – Algérie : 80 DA – Belgique 1,9 a – Canada 3,50 $ CAD – France 1,9 a – France OM 2,20 a – Italie 1,90 a – Luxembourg 1,9 a – Maroc 12 DH – Suisse CHF 3,80 – Tunisie 2,3 DT.

GwethMarshall Consulting

Afrique centrale: La BEAC juge la CEMAC sous-financiarisée

In Brève, Interview, veille on 4 juin 2008 at 5:24

Le secteur financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est actuellement dominé par les banques commerciales faisant plus du détail et dont l’activité représente 80% des actifs financiers, d’après la BEAC.

Interrogé mardi, en marge de la conférence sur le développement du secteur financier dans la sous-région qui se tient à Yaoundé, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Philibert Andzembe a regretté que le poids du secteur financier, mesuré par le total des actifs par rapport au produit intérieur brut (PIB), ne représente que 18,6%, contre 40% pour les autres pays de l’Afrique subsaharienne et 244% dans les pays émergents.

«Dans notre zone, le système bancaire est extrêmement inégal entre pays et au sein d’un même pays, et les activités financières sont concentrées dans les villes au détriment du monde rural, qui connaît pourtant de réels besoins de financement des activités agricoles», a déploré M. Andzembe. Selon lui, les économies de la CEMAC sont à la charnière entre une croissance extravertie par le jeu des importations et une croissance autocentrée par le jeu de la demande intérieure. La situation macroéconomique de la sous-région s’est caractérisée, en 2007, par une croissance du PIB réel de 4,2% (contre 3,1% en 2006), un allègement des tensions inflationnistes à 1,7% en moyenne annuelle (contre 5,3% en 2006), un excédent budgétaire de 9,5%. La CEMAC, pendant la période étudiée a également, en dehors d’un secteur bancaire liquide et sain, enregistré un solde extérieur courant de moins de 0,6% du PIB.

Pour l’année en cours, la Banque centrale table sur une croissance du PIB réel de 5,6%, mais prévoit aussi une résurgence des tensions inflationnistes autour de 4%. Il est aussi attendu une amélioration de l’excédent budgétaire (12,1% du PIB), de même qu’un solde extérieur courant positif de l’ordre de 4,5% du PIB, un taux de couverture de la monnaie à 97,8% et une masse monétaire en progression de quelque 10,4%.

Sources: APA-Yaoundé

Pour une stratégie globale de sécurité économique en Afrique centrale

In Guerre économique, Intelligence économique, Interview, Stratégie, Sécurité on 25 mars 2008 at 6:38

pp.jpgPatrice Passy est ingénieur d’affaires et directeur général de MIQ Conseil, un cabinet spécialisé en intelligence économique (IE), management de projets et ingénierie d’affaires. Depuis l’Hexagone, il compte parmi les membres les plus actifs de la communauté africaine de l’IE. C’est en exclusivité qu’il répond ici à nos questions.

Guy Gweth: à quoi faites-vous référence lorsque vous parlez de guerre économique en Afrique centrale ?

Patrice Passy: je fais référence à « l’espace convoité », à la montée en puissance du « rôle de pivot stratégique » du monde non occidental que devient l’Afrique centrale en particulier, et, plus généralement le Golfe de Guinée. Je m’explique, l’Afrique Centrale, depuis le 11 septembre, fait l’objet, non seulement, d’une réévaluation géostratégique par les grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie, Inde, Brésil, Royaume-Uni, France…) et aussi, d’un reclassement géoéconomique, par les « majors » pétroliers. Elle n’est plus uniquement une zone de confort stratégique française. Elle remplit désormais, les critères permettant d’intégrer les « espaces convoités », les « zones utiles », de la compétition géopolitique mondiale. A cela s’ajoute le terrorisme mondial, la cherté du prix du baril de pétrole qui fait de cette zone, partie intégrante du Golfe de Guinée, une région hautement stratégique […] Les réserves confirmées de pétrole, le long des 3.700 kilomètres de la ligne côtière du golfe de Guinée, s’élèveraient à 15 milliards de barils. Selon le Centre d’études stratégiques américain à l’heure actuelle, les pays du golfe de Guinée produisent ensemble 4 500 000 barils de brut par jour. D’après ses prévisions dans 5 ans, ces pays s’attribueront 20% du marché mondial du pétrole. La raison pour laquelle je parle de guerre économique concernant cette partie du monde est que le Golfe de Guinée, et notamment sa composante Afrique Centrale, bénéficie d’une position géostratégique qui le met en contact avec toutes les autres sous-régions. Il est donc incontournable pour toute question qui a trait à l’Afrique. Les États occidentaux (France, Grande Bretagne, Belgique, Espagne), orientaux (Chine, Japon, Inde, Israël), du Sud (Brésil) et d’Afrique (Afrique du Sud, Nigeria, Libye, Maroc) ; sans oublier leurs acteurs privés de toutes natures : multinationales, institutions internationales, idéologues, prédateurs, affairistes ont tous compris : celui qui tient le Golfe de Guinée tient l’Afrique. Nous assistons ainsi, en Afrique centrale, à des conflits entre intérêts stratégiques rivaux, concurrents, complémentaires dans le jeu des échanges internationaux.

Le climat actuel des affaires en Afrique centrale est-il propice aux investisseurs étrangers?

L’IED (Investissement Etranger Direct) occupe une place de plus en plus importante dans les stratégies de développement économique en tant que moyen essentiel pour financer le développement sans aggraver l’endettement. La volonté d’attirer l’IED en Afrique a donné lieu à des réformes économiques dans la plupart des pays de la zone franc. Réforme fiscale, juridique, financière et structurelle dans certains cas. Reste à savoir si ces réformes ont stimulé les flux d’IED vers l’Afrique et, si ces derniers favorisent l’accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté.

Que peut rapporter concrètement l’intelligence économique et stratégique aux économies d’Afrique subsaharienne?

Nous, les acteurs et professionnels de l’intelligence économique, avons la lourde mission grâce à une forte sensibilisation, d’informer les décideurs politiques de la nécessité d’une mutation stratégique des États de l’Afrique centrale face à la globalisation. La nécessaire sécurité économique qu’imposent les enjeux émergents dans le Golfe de Guinée va donc impliquer notre savoir-faire pour susciter une impulsion forte des politiques afin de promouvoir la création de structure permettant la mutualisation des ressources publiques et privées des pays africains pour y faire face […]

L’approche fonctionnelle qui fait considérer l’information comme un bien stratégique, d’où la nécessité de préserver en toutes circonstances l’accès du pays aux sources d’informations indispensables, a été la plus adoptée par rapport à la configuration de ces États et de ses économies. A nous, non pas de critiquer comme nous aimons le faire si facilement, mais de proposer aux décideurs dans une logique d’offres, une architecture adaptée, visant la promotion d’une stratégie globale de sécurité économique aux pays d’Afrique Centrale.

Il est urgent aujourd’hui de donner aux organisations publiques et privées, un corpus juridique, une analyse adaptée des enjeux du moment et des textes dont l’importance n’est plus à discuter. A ce jour l’absence de législation sur la sécurité économique ainsi que l’inexistence d’une stratégie politique nationale de sécurité économique est l’éloquent corolaire d’un défaut de culture stratégique dans ces États./.

Depuis 2008, les meilleurs experts africains de l’intelligence concurrentielle s’expriment prioritairement sur ce site de référence.

Protégé : Confidences sur la guerre économique au Cameroun

In Diplomatie économique, Guerre économique, Interview, veille on 6 février 2008 at 6:46

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