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Archive for the ‘Non classé’ Category

Union pour la Méditerranée: la face cachée de l’iceberg

In Non classé on 20 juillet 2008 at 3:39

C’est l’Europe qui est en danger au premier chef dans le processus de la mondialisation: elle court le risque pressant non seulement du décrochage par rapport au Etats-Unis, mais encore plus le rattrapage par les pays émergents.

L’initiative de l’Union pour la Méditerranée s’inscrit dans une stratégie globale (dont l’un des volets a été confié à la France) qui devrait éviter notamment le déclassement de l’Europe, donnerait un statut de membre à part entière à l’Etat d’Israël dans l’Union européenne et pourrait être considérée comme une solution à l’incapacité récurrente des pays du sud de la Méditerranée à unir leur destin. L’enjeu ici n’est pas perceptible immédiatement, car enrobé dans le discours idéologique et de bonimenteur habile distillé par l’équipe du président français et particulièrement par son conseiller spécial. La réaffirmation énergique de la chancelière Angela Merkel que le projet d’Union méditerranéenne s’appellera Union pour la Méditerranée, sera un projet de 27 Etats membres de l’Union européenne naturellement (1). Ce qui est un réajustement stratégique, mais aussi l’évidence d’une concurrence exacerbée que se livrent les Allemands et les Français pour le leadership, en plus d’une opération de séduction en direction tant de l’opinion internationale que nationale (…)

Lire l’analyse complète du professeur Réda Mezoui, politologue.

Hexagone: Bakchich tire sur «Les petits trafics de la DST»

In Guerre de l'information, Guerre économique, Intelligence économique, Non classé, veille on 3 juin 2008 at 3:43

A lire en complément de «Guerre économique, nouveau défi des services secrets en Afrique centrale» publié le 14 février 2008 et de «Peut-on démystifier l’intelligence économique ?» rédigé le 9 mars 2008 sur ce site par Guy Gweth; sans oublier des extraits de “Voyage au pays des barbouzes” de Jean-Michel Décugis, Christophe Labbé et Olivia Recassens in Le Point.fr.

«Les activités du contre-espionnage sont couvertes par le secret-défense, mais ça n’a pas empêché des flics de la DST de refiler à un détective privé des infos sur un Français proche de Roman Abramovitch, un oligarque russe, propriétaire du club de Chelsea. Aïe : la conversation téléphonique était écoutée…

«Un livre à paraître bientôt inquiète les flics de la DST, le contre-espionnage, comme les barbouzes d’agences de sécurité et d’intelligence économique ayant pignon sur rue, telles Kroll ou Geos. Un ancien gendarme, Patrick Baptendier, poursuivi par la juge de Versailles Magali Tabareau pour avoir farfouillé dans les fichiers de la police et revendu des informations comme des extraits de casier judiciaire ou des numéros en liste rouge, y raconte les petits trafics d’infos du contre-espionnage. Que la DST cherche à savoir ce que trament Kroll et les autres officines, c’est de bonne guerre. Quand le contre-espionnage dicte la conduite à tenir à ce privé et lui refile des informations confidentielles sur des personnes et des sociétés, la ligne jaune n’est pas loin d’être franchie […] Lire la suite sur Bakchich.info

Infoguerre: 1000 blogueurs pour relooker l’Afrique Noire

In Guerre de l'information, Guerre économique, Non classé, Soft Power, Stratégie on 16 mai 2008 at 7:27

Le terrible drame qui frappe le peuple birman depuis quelques jours est inénarrable; même si l’on s’efforce de le décrire pour informer, mobiliser, apprendre, comprendre, agir et dire notre solidarité à ceux qui restent. Car chaque matin, comme si de rien n’était, un nouveau jour en partance pour l’avenir vient chercher les vivants. Plusieurs leçons en découlent pour les politiques, les journalistes, les experts du droit humanitaire, les économistes… et bien sûr la communauté de l’intelligence économique et stratégique. Parmi les leçons les plus frappantes: le fait que les 1ères images du cyclone Nargis nous sont parvenues grâce aux blogueurs, contournant ainsi la terrible chape de plomb imposée par la junte militaire au pouvoir.

Non loin de là, lourdement éprouvée par la nature elle aussi, la Chine a été écorchée quelques jours auparavant, lors du passage de la flamme olympique dans les capitales occidentales. Mais Pékin ne s’est pas laissé faire. A la six-quatre-deux, une stratégie asymétrique d’infoguerre a été déroulée en contre-offensive à la charge des médias occidentaux. D’après la Strategic Planner Carine Senft-Gouin, « Internet et le téléphone mobile ont été les canaux majeurs de diffusion de la propagande [...] Un marketing viral bien rodé. Les jeunes Chinois affichaient leur patriotisme en mentionnant l’adresse du site sur leurs MSN [...] Une mobilisation qui voit émerger une armée de cyber-citoyens organisés, maîtrisant à la perfection l’animation de communautés virtuelles et les messages politiques simples, directs et fédérateurs.»

A l’autre bout du monde, après le rêve que nous fit vivre « él líder máximo de la Revolución Cubana », la jeunesse cubaine a besoin d’un grand bol d’air aujourd’hui. Et si à Pyinmana, Pékin ou à la Havane, l’autoritarisme règne, c’est encore dans ces trois capitales que brûle le désir le plus ardent de se battre intelligemment pour la Liberté ici et la Fierté nationale là-bas. Via la blogosphère, les jeunes Birmans, Chinois et Cubains on décidé de porter leur bataille sur la plus grande place publique du monde: internet. La plus célèbre de ces e-caballeros, la cubaine Yoani Sanchez, 32 ans, a été classée parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde par Times Magazine et auréolée du prix Ortega et Gasset il y a quelques jours. C’est cette génération de combattants de la toile que j’appelle la jeunesse africaine à benchmarker afin de modifier les perceptions du monde sur l’Afrique.

Il n’aura pas échappé aux pèlerins du Berceau de l’Humanité qu’en dépit du dénuement matériel qui asphyxie certaines populations comme ailleurs sur la planète ; la simplicité, la solidarité, le sourire et la joie de vivre l’emportent sur toute autre considération. Bien sûr, vous allez me demander pourquoi nos jeunes quittent le continent par milliers, pourquoi nos leaders préfèrent investir ou thésauriser à l’étranger, pourquoi notre continent ne profite pas encore assez des délocalisations ?… La réponse -au delà des problématiques que nous traitons habituellement sur ce site- réside pour partie dans la perception négative que les Africains se laissent imposer par les appareils de guerre médiatique étrangers, leurs relais en Afrique, et surtout par leur propre passivité. En conséquence, le continent regorge de combattants qui manquent d’esprit de conquête et d’ennemis extérieurs, de magiciens qui jouent au « rien pour tous et tous pour rien », de tacticiens qui manquent de stratégie globale, d’une armée d’internautes qui s’amusent sur la toile sans s’imaginer qu’ils manipulent-là les armes du présent et du futur, celles de la bataille pour l’image, l’image d’un peuple debout, un peuple qui veut et va s’en sortir. La réalité est l’enfant naturel de la perception. Pendant des générations, on nous a appris à tendre la main, à baisser la tête pour obéir, à lever « les yeux vers la montagne d’où viendra le salut », à demander « un plan Marshall pour l’Afrique »… Aucun discours ne nous a expliqué comme l’ex-ministre Hubert Vedrine que la « communauté internationale » est un effet de style, que la compétition mondiale est une lutte violente et sans merci, qu’il ne faut jamais attirer l’apitoiement sur soi et que le père Noël n’est que le héros d’une merveilleuse storytelling qui fait rêver les enfants une fois par an.

Grâce à la mondialisation de l’information et l’éclatement des vérités, les jeux sont à nouveau ouverts, l’heure est plus que jamais à l’engagement collectif auquel appelait déjà le Rvd Martin Luther King. Et la victoire de l’Afrique nouvelle passe par le regard chaud qu’elle porte sur elle-même, ce minimum d’amour-propre qui force le respect des autres. Avec 1000 blogs patriotes, nous devenons les vrais « enfants soldats » -qui, en benchmarkant les jeunes Birmans, Chinois et Cubains et en y ajoutant notre génie propre- sommes capables de relooker l’image du continent et de faire bouger les lignes de l’histoire d’un clic individuel, prix d’une intelligence collective active. Souvenons-nous des contes héroïques de nos lointains ancêtres et leur morale sous-jacente: une victoire se gagne ou se perd d’abord dans la nuit (du virtuel) avant de s’imprimer au grand jour. Toi qui viens de lire, hâte-toi pendant qu’il fait nuit, de peur qu’au lever du jour l’Afrique ne soit pas debout ! Guy Gweth

La France a son service de contre-espionnage économique

In Guerre de l'information, Guerre économique, Intelligence économique, Non classé, Stratégie, Sécurité, veille on 5 mai 2008 at 5:28

L’organigramme de la DCRI a été diffusé fin avril aux responsables de cette nouvelle direction du ministère de l’Intérieur, qui fusionne les RG et la DST. Principale nouveauté, la création d’un service de contre-espionnage économique.

Tous les chefs de service des Renseignements généraux et de la Direction de la surveillance du territoire (DST) ont reçu, fin avril 2008, un document barré du tampon secret-défense et soigneusement numéroté, pour éviter toute fuite malveillante. Ce document présente le nouvel organigramme de la future Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui, le 1er juillet 2008, fusionnera la DST et les Renseignements généraux (RG), au sein du ministère de l’Intérieur.

Selon des informations recueillies par latribune.fr, la principale nouveauté concerne l’un des sept grands services, la puissante sous-direction chargée de la protection des entreprises, avec la création en son sein d’un service de “contre-ingérence”, en clair de contre-espionnage, chargé de lutter contre l’espionnage industriel. Curieusement, cette sous-direction, qui existait déjà à la DST, ne disposait pas d’agents spécifiquement dévolus à la lutte contre l’espionnage industriel. Elle regroupait, notamment, un service de relation avec les entreprises, chargé de les informer sur les éventuelles menaces qui les guettent, avec une vingtaine de fonctionnaires suivant chacun un secteur spécifique. Un autre service était chargé de suivre les officines d’intelligence économique. Or, plusieurs affaires, certaines très médiatisées, comme celle de la stagiaire chinoise employée par le groupe Valéo, et d’autres tenues secrètes montrent, s’il en est besoin, que les nouvelles menaces se trouvent, après le terrorisme, sur le terrain économique.

Avec ce nouveau service, la sous-direction protégeant les entreprises, dirigée par le contrôleur général Gilles Gray, va donc, dès le 1er juillet, pouvoir réellement traquer les espions industriels pillant les technologies les plus sensibles. Ses agents, des spécialistes rompus aux techniques de contre-espionnage, ont été soigneusement formés aux spécificités de l’action dans l’univers économique et financier, bien différente du contre-espionnage traditionnel (…) Source: La Tribune

Intelligent quiz entre Vous & Nous

In Intelligence économique, Intelligent quiz, Non classé, veille on 1 février 2008 at 8:54

Chères lectrices, chers lecteurs,

Depuis la création de ce blog le 15 janvier 2008, vous avez été des milliers à nous lire (Cf. Statistiques de WordPress.com ci-en haut, sur votre droite). Cela nous encourage et nous oblige. D’autant plus que ce chiffre ne prend guère en compte la fréquentation de notre version espagnole par nos amis de la communauté hispanique, ni la version anglaise par nos lecteurs anglo-saxons. Merci à tous !

Depuis lors, d’Afrique, d’Amérique et d’Europe, vous n’avez eu de cesse de nous témoigner votre soutien à travers vos nombreux courriers. Certains parmi vous nous questionnent au quotidien. Le temps qui nous est imparti ne nous offre que l’opportunité de vous répondre à un moment précis. A l’occasion de notre quinzième jour d’existence, nous avons donc regroupé vos préoccupations en cinq points pour tenter de répondre à tous, et à chacun. Dans l’avenir, ce Quiz Intelligent semestriel, voire annuel si vous le voulez bien.

Question : Etes-vous un espion des temps modernes?

Guy Gweth : Si je l’étais, je vous le dirais (!) Je n’en suis pas un. Hélas. Plus sérieusement, l’information blanche, celle dont mes collègues et moi nous servons représente plus de 90% de la masse informationnelle disponible. Pourquoi espionner quand il suffit d’observer, de collecter, de recouper, de vérifier, d’analyser et de fructifier le renseignement ainsi obtenu au profit de cette Afrique magnifique, riche et jeune… dans laquelle tout reste à construire.

Question : Dans certains de vos articles on pense que vous êtes proche des pouvoirs politiques en place dans la CEMAC. Dans d’autres articles, on dirait que vous êtes plutôt un opposant. Qu’en est-il exactement ?

Guy Gweth : Les politiques passent, les nations demeurent. De même qu’il est mal aisé pour une armée nationale de prendre des positions politiques, de même serais-je fort mal inspiré de m’aligner sur X ou Y. Au contraire, dans l’intérêt de nos pays, il m’importe d’être en bonne intelligence avec les divers courants. Le développement économique de la zone CEMAC est mon unique motivation.

Question : Comment faites-vous pour accepter les missions de leaders qui ne respectent pas les droits de l’Homme alors que vous avez-vous même été un fervent défenseur de droits humains ?

Guy Gweth : Défenseur des droits de l’Homme, je le suis toujours ! Le vrai problème à résoudre est celui du décollage économique de la zone CEMAC. Nous respectons une charte d’éthique dans la conduite de nos missions et chaque fois que les intérêts de l’Afrique centrale sont en jeu, nous répondons présents. La défense et la promotion des droits de l’Homme est certes une de nos priorités. Mais attention ! La principale et la plus urgente de toutes est notre développement économique et social. L’accessoire suit le principal. Notre principal. Et non celui des pays tiers.

Question : Pourquoi vous êtes focalisé sur la CEMAC alors que l’ensemble de l’Afrique gagnerait à profiter d’une démarche comme celle que vous menez actuellement ?

Guy Gweth : Vous avez raison d’évoquer la globalité de l’Afrique dans notre stratégie d’intelligence économique. Sachez que c’est notre objectif stratégique primordial. Nous avons des collègues en Afrique du Nord, du Sud, de l’EST et de l’Ouest. Nous sommes persuadés que la création des Etats-Unis d’Afrique passera plus vite par les peuples que par leurs dirigeants. Et rôle joué actuellement au niveau des sous-régions par les opérateurs privés est une donnée que personne n’avait imaginée jusqu’ici. On a l’habitude d’abandonner toute initiative inter-étatique entre les mains des politiques. Lesquels sont parfois en rivalité les uns avec les autres. L’opinion publique l’ignore très souvent. Nous avons anticipé l’Afrique des peuples et nous la concrétisons à travers ce choix.
Cela étant, nous avons garanti tout notre soutien au Président Mouammar Kadhafi lors de sa dernière visite à Paris pour son combat en faveur des Etats-Unis d’Afrique. Il faut se dépêcher d’agir. L’Afrique n’a plus le temps d’attendre. Et le Guide libyen semble être actuellement celui qui a le mieux intégré cette idée parmi ses compères de l’Union Africaine.

Question : L’intelligence économique fait penser à des films de James Bond. N’avez-vous pas peur ?

Guy Gweth : La peur… Dans un prochain article, je reviendrai sur l’industrie de la peur et le sous développement économique en Afrique centrale. Car c’est bien d’une industrie qu’il s’agit. Même dans les pays développés, la peur est un excellent produit de vente aux niveaux politique, économique et social. Vous comprendrez fort bien que je ne fasse mes courses à ce marché-là. Mon appréhension à moi, c’est de trouver le sommeil tous les soirs, en pensant à ces milliers d’enfants qui ne mangent pas à leur faim, ne vont pas à l’école et ne peuvent se soigner parce que les « forts » sont passés avant et ont tout raflé. Voilà mon appréhension. Le combat pour le développement de l’Afrique est structurant. Une raison d’être. C’est en cela que nos frères et sœurs disparus près des côtes espagnoles à la quête d’une vie meilleure sont des modèles. Ce sont des martyres économiques. Pendant des décennies, ils inspireront une nouvelle génération d’Africains dans tous les domaines où la peur doit justement être vaincue.

Lettres à ma grand-mère

In Non classé on 22 janvier 2008 at 3:47

Paris,22 janvier 2008

Grand-mère,

Contrairement aux autres fois, lorsque j’ai vraiment l’impression de t’avoir offensée, je ne te ferai guère d’excuse cette fois-ci. Hélas. Soupire.

Tu es sans ignorer combien je suis en respect devant ta foi, ta religion chrétienne et les signes qui vont avec. J’avais espéré, autant que je te le concède, que tu te gardes en retour de critiquer mon athéisme. Tu crois peut-être que j’y suis de gaité de cœur, moi qui fus élevé dans un internat catholique, baptisé et communié par l’évêque lui-même. Mais je me sens plus libre. Et crois-moi, la liberté est la plus simple et sans doute la plus élégante des croyances. Des fois, j’ai l’impression de peser moins lourd, à présent que j’ai rangé mes dogmes et commandements sans pour autant devenir désagréable envers mes semblables. D’ailleurs, je côtoie à nouveau tous ceux que ma censure m’interdisait jadis de fréquenter. Le ton que tu as choisi la semaine dernière pour me formuler tes reproches n’était point indiqué. Loin s’en faut.

Je sais d’avance qu’émue, tu te presseras de me dédouaner pour tout mettre sur le dos de l’école occidentale. Mais sur ce coup, elle n’y est pour rien; même si depuis mon inscription à l’institut de stratégie, je m’interroge sur le point de savoir pourquoi l’Afrique Noire n’a jamais eu ni guide ni sauveur de la trempe de Mahomet, Jésus ou Bouddha . Faudra-t-il toujours que nous allions chercher ailleurs ce que d’autres ont façonné pour leur gloire?

A force de lectures, je me suis fait un formidable ami du nom de Krishnamurti. Encore un étranger, me diras-tu. Il pense comme moi qu’être l’adepte d’un gourou, quel qu’il soit et quel qu’en soit l’apparence, c’est être un Homme de seconde zone. Ce que je me refuse à être. Dorénavant, je pense par moi-même, en totale autonomie et je n’ai de foi que dans le travail, celui qui me libère. Pourtant, Dieu sait que je t’aime toujours, grand-mère…

Embrasse tantes Hono et Mana, oncle Ndongo et tous les enfants du village, de ma part.

A la semaine prochaine,

Ton petit Guy